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La Balustrade de Guilaine Depis

  • La préface de Guilaine Depis pour le roman "Thanatos et Eros" de Christian de Moliner

    thanatos.jpgPréface à Eros et Thanatos de Christian de Moliner

    Dans la mythologie grecque, Eros est la personnification de la Vie et Thanatos celle de la Mort.  Freud va s’emparer de cette dichotomie pour élaborer sa théorie d’affrontement des pulsions sexuelles d’autoconservation et d’anéantissement. Chez Christian de Moliner, ce singulier roman - « Eros et Thanatos » - est le théâtre de leur duel : le narrateur, Augustin Miroux, dans le poumon duquel Thanatos déguisé en cancer s’engouffre à grands pas, a bien décidé de puiser force et réconfort dans Eros qui se présente à lui sous les traits harmonieux d’une escort girl tchèque : Lizaviéta.

    La soixantaine flageolante, Miroux est un professeur d’université de province las de ses étudiants apathiques qui baillent aux corneilles. Il mène une vie plate et morne avec sa femme Clémence ; ensemble ils constituent le parfait stéréotype du couple à l’ancienne qui se prolonge en dépit d’un désir émoussé voir porté disparu.

    Facétieuse, la vie a infligé une rareté génétique à notre anti héros : lui qui n’a jamais fumé de sa vie se retrouve avec une tumeur bronchique. Mais elle lui a aussi réservé une superbe surprise avec le coup d’éclat de l’invraisemblable succès de son essai « Analyse de droite du monde »qui le propulse au cœur du milieu intellectuel européen. Miroux se voit ainsi convié à prononcer « le discours de sa vie » à Prague et pour fêter cet apogée de sa carrière de prof terne aux quinze navets publiés, il décide de profiter du voyage pour s’offrir les services d’une call-girl praguoise durant les quatre jours de son escapade. Puisque la fin approche, autant mettre ce séjour snob et glorieux à profit pour jouir une dernière fois dans les bras d’une bombe qu’il choisit sur un catalogue du net bien faite et distinguée.

    Miroux commence à se réjouir de s’être payé pour 10 000 euros l’accompagnement d’une telle créature, rêve qu’il la possèdera et qu’elle sera à son service en permanence… Mais patatras ! Rien ne se passe comme prévu : dès leur rencontre à l’aéroport, la belle Lizaviéta, sa conscience professionnelle en bandoulière, va prendre les choses en mains.

    Et le séjour praguois va prendre avec cette inversion des rôles une tournure des plus cocasses, digne de Guitry pour son mordant. L’escort se révèle entreprenante et dirigiste, ayant à cœur de rendre le plus heureux possible son client. Tandis que le pauvre Miroux, torturé par la culpabilité de s’être approprié le corps d’une femme contre monnaie sonnante, aura tôt fait de se retrouver tétanisé dans le lit sous les assauts de la dame dévergondée – en apparence ( ? ) assoiffée de sexe.

    Sous les dehors d’une adorable fable qui fait pour son contexte penser à Pretty Woman, Moliner aborde l’un des thèmes les plus fondamentaux de la littérature mondiale : la culpabilité. Son Miroux est aussi torturé que l’homme du Souterrain de Dostoievski. Dévoré par les questions qui l’assaillent sur la sincérité de la pro à l’œuvre, il a bien du mal à éprouver du plaisir. Moliner nous fait pénétrer au scalpel dans les circuits intimes de la pensée de son narrateur. Et comme il est surdoué, par souci d’équité, il note également en italique toutes les impressions et émotions de « l’employée ».

    Roman psychologique beaucoup plus sérieux qu’il ne le semble de prime abord, il décortique les moindres idées traversant l’esprit de ses personnages et fait dialoguer leurs consciences en off. On pense à la puissance de l’œuvre d’Emmanuel Bove qui a si bien décrit lui aussi les soubresauts de l’esprit humain.

    « Je suis un besogneux de l’écriture et mon style est laborieux. A force de le travailler, j’arrive à le rendre plus léger, plus aérien, mais je dois me battre longtemps avec lui. » nous confie Augustin Miroux.

    Pour suivre le travail d’essayiste et l’œuvre romanesque de Christian de Moliner depuis bientôt deux ans, je suis stupéfaite par la cohérence et l’unité de l’ensemble. « Plus un artiste est grand, plus ses obsessions sont les mêmes » disait Cioran. Moliner est donc un grand artiste car ses ouvrages rassemblés sont portés par plusieurs fils conducteurs récurrents. Selon les bons conseils de l’oncle Arthur, Moliner a su se fourrer tout entier dans son œuvre. Il écrit comme il respire et expire des mots écrits. Sa sensibilité magnifique est la matrice d’une œuvre qui questionne le monde en même temps qu’elle transforme en or ses démons extérieurs et intérieurs. 

    Guilaine Depis

     

     

  • "Thanatos et Eros" un roman de Christian de Moliner préfacé par Guilaine Depis

    thanatos.jpgPREFACE DE GUILAINE DEPIS pour le nouveau roman de Christian de Moliner "Thanatos et Eros".

    Je crois que c'est la première fois de ma vie que je préface un roman, celui de Christian de Moliner qui est d'une fidélité remarquable à mon entreprise de relations presse Balustrade depuis plusieurs années ; j'aime particulièrement et sincèrement son roman et cet écrivain ; j'ai osé espérer que peut-être mes amis critiques littéraires daigneront accorder une attention plus précieuse à un roman qu'il me tient à coeur de défendre, au point D'ENGAGER MON NOM à ses côtés. Si je trouvais ce roman médiocre, jamais je n'y aurais associé mon nom, histoire de ne pas "griller" ma réputation littéraire en me mêlant à un projet foireux.

    Je demande donc à tout critique ayant un tant soit peu d'amitié pour moi de me réclamer en service de presse ce nouveau roman de Christian de Moliner, "Thanatos et Eros" qui n'a RIEN A VOIR avec ses écrits plus politiques sur la société. Le lire vous éclairera aussi sur mes goûts, puisque c'est parce que j'aime et l'auteur, et ce roman, que j'ai souhaité le préfacer.

    Pour le recevoir en service de presse 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com
    Merci de vos partages

  • 36ème Marché de la Poésie avec le Québec invité d'honneur

    Capture d’écran 2018-04-11 à 12.34.19.pngCommuniqué de presse (11 avril 2018)

     

    36èmeMarché de la Poésie

    6 – 10 juin 2018

     

    Le Québec, invité d’honneur

    www.marche-poesie.com

    Forte du succès remporté en 2017 par l’ouverture des Etats généraux de la Poésie#01, c’est dans le prolongement de cette dynamique que se prépare activement l’édition 2018 du Marché de la Poésie.

    Événement phare dans le monde de la poésie, le Marché de la Place Saint Sulpice qui ose faire la part belle à plus 500 éditeurs et revues de poésie, voit son audience et sa portée croître chaque année. Encouragés par vos présences et vos compliments, nous sommes plus que jamais motivés pour faire plus et mieux encore en 2018.

    Dans un monde en proie à de multiples dangers, malmené par les fanatismes de tous ordres comme par un matérialisme galopant, la course au profit faisant perdre le sens des choses et de la vie, le poème apparaît plus que jamais comme un lieu refuge, garant de la continuité de ce qui demeure la quintessence de l’humanité : la création de beauté par le langage, la communication des émotions grâce à des mots qui, bien agencés, peuvent constituer un poème, bouleverser et changer le cœur des hommes comme la face de la planète.

    Si l’édition 2017 fut consacrée à la visibilité du poème, l’édition 2018 étudiera son devenir. Chacun apportera l’idée personnelle qu’il a de ce devenir, comme ses propositions les plus audacieuses. C’est en considérant avec la même importance les opinions les plus raisonnables que les ambitions les plus surprenantes, qu’une nouvelle fois, le Marché de la Poésie relèvera le défi de faire avancer le chantier, protéger la poésie tout en la soutenant et en la propulsant. Sa promotion prendra encore des formes multiples dont les plus précieuses seront le travail, l’œuvre et les inventions des participants, sans exclusive, inventions dont nous sommes tous friands. 

    Marquant un retour à la tradition d’un pays invité d’honneur, le 36Marché de la Poésie a choisi en 2018 d’ouvrir ses portes au Québec. Une trentaine de poètes venus spécialement de ce pays-terre de poètes apporteront leur contribution essentielle au débat sur le devenir du poème et donneront à entendre et à voir la poésie contemporaine québécoise.

    L’indéfinissable Jean-Luc Parant, comme Président d’honneur, sera la voûte céleste de l’occurrence 2018, puisque c’est l’obsession de toute son œuvre tant littéraire que plastique : relier l’homme aux astres, associer l’infinitésimal à l’infini, l’intime à l’extime. 

    Êtes-vous prêts pour le voyage ? Nous embarquerons du 6 au 10 juin Place Saint-Sulpice tout en vous invitant aussi pour le grand périple dans vos régions de France, quelques fois à l’étranger, par exemple à Barcelone, Liège ou Berlin. Notre Périphériecomptera en effet plus de 40 événementsqui enrichiront le programme du 36eMarché de la Poésie.

    Contact presse :

    Balustrade Guilaine Depis 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

    Contact Québec invité d’honneur :

    Communications Jo Ann Champagne 07 84 48 31 66 joannchampagne@icloud.com

     

  • Passez le permis de conduire en candidat libre (guide pratique "Solutions d'argent" chez Jean de Portal)

    Capture d’écran 2018-04-11 à 16.46.41.pngLes Editions Jean de Portal ont le plaisir de vous présenter le numéro pionnier de leur nouvelle collection de Guides Pratiques Simplifiés

    Contact presse : 06 84 36 31 85 / guilaine_depis@yahoo.com

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    Parution : 6 mars 2018

    Prix de vente : 9,90 €

    En vente sur www.amazon.fr et www.solutionsdargent.fr

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    Passez le permis de conduire en candidat libre. Grâce à la nouvelle loi. Une place à l’examen sous 2 mois et une économie de 858 € !

    Solutions d’argent

    C’est la nouvelle revue accessible à tout public d’une sélection « bestBof » des enquêtes des Emmerdeurs, la référence des astuces de lois qui rapportent en France, depuis 28 ans. Une revue sans langue de bois : chaque mois le mode d’emploi en décodéd’un droit méconnu qui rapporte.

    En 2018, ne manquez pas la collection complète des 20 guides pratiques Solutions d’argent sur : www.solutionsdargent.fr

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  • Christine Bini voit dans L'agonie de Gutenberg "une fiction globale, dans notre monde (village) global."

    couvcoupry.jpgL’Agonie de Gutenberg de François Coupry

    François Coupry, L’Agonie de Gutenberg, éd. Pierre-Guillaume de Roux, avril 2018, 270 pages.

    On connaît François Coupry : c’est l’homme-fiction, le maître des souterrains de l’Histoire, le magicien qui manie les doubles, les triples… L’imaginer tenir un journal est impensable. Mais impensable n’est pas coupryen. A partir de 2013, FC – il ne se dévoile, dans L’Agonie de Gutenberg, que sous ses initiales – déboule sur FB (Facebook). Et livre, sous forme de posts hebdomadaires, de courts contes philosophiques, des « mauvaises pensées », des réflexions sur la marche du monde contemporain qui appuient là où ça fait mal, mais qui appuient comme on chatouille, parce que la marche du monde, pour FC, finalement, est une vaste blague. Pas vraiment incompréhensible, mais à coup sûr absurde.

    Ubu est partout, ça crève les yeux.

    Pourtant, ce n’est pas à Jarry que Coupry se réfère (dans un préambule qu’il intitule « prélude »), mais à Kafka, et à Jules Verne. Deux explorateurs à leur manière, l’un fouillant dans la psyché, l’autre poussant à son terme – anticipant – les possibilités techniques, qui n’étaient pas encore technologiques. Sous ce double parrainage, avec, en sourdine, toujours, une inspiration chinoise et russe, François Coupry « livre » aujourd’hui ses posts FB sous forme, justement, de livre. Parce que « poster » n’est pas publier, pas vraiment. Parce que si l’agonie de Gutenberg est en marche, la transition se fait en biseau, ou en sifflet, comme on le dit dans le management ou dans l’administration, ou dans l’industrie : le nouveau mode de fonctionnement – le nouveau monde – prend place non par paliers, mais par glissement graduel.

    Cette transition en biseau est, en fait, au cœur de l’entreprise de L’Agonie de Gutenberg : un journal qui n’en est pas un mais qui en est un quand même, encore ; un mode de diffusion qui ne « revient » pas aux pratiques d’hier, mais qui ne les abandonne pas non plus, pas encore. Le « fond », pour prendre une formulation facile, est induit par « la forme » : chaque post, ou chaque entrée du journal publié désormais sur papier, se doit d’être une histoire. Ces « mauvaises pensées » sont d’ailleurs sous-titrées « Actualités, fables, paradoxes et confidences ». Il ne s’agit pas de parler de soi, ou s’il s’agit de cela, il convient de masquer la confidence – l’étalement impudique – sous la fiction et l’aventure. Et c’est là qu’entre en scène M. Piano.

    1. Piano, c’est le personnage récurrent de L’Agonie de Gutenberg. Il n’est pas toujours présent, mais il est prégnant. A la fois candide et dessalé, matois et sympathique, il est le sujet (et non l’objet) de nos aberrations contemporaines. Car sa surprise nous surprend – il est souvent surpris, M. Piano. Et ses réactions nous interpellent. Il n’est pas vraiment le double de FC, M. Piano, ce serait trop simple. Il est, au contraire, ou en parallèle, un témoin à qui l’on délègue son impuissance, et, parfois, sa sagesse.

    A la lecture de L’Agonie de Gutenberg, ce sont nos cinq dernières années qui défilent. Sur lesquelles on revient, tout surpris d’avoir oublié ceci, ou d’avoir raté cela – c’est le fil d’actualité, comme dans Facebook, première plateforme de publication. Mais, au delà du diarisme et de l’évaporation des « posts » FB, une fiction plus ample se dessine : celle du notre monde, envisagé sous l’angle de l’absurde avéré et de la réflexion à contre-courant. « La féminité du Père Noël », « Eloge du mensonge et de l’humanité », « nous, le fleuve » : autant d’entrées de ce journal qui n’en est pas un, pas vraiment, et qui déclinent tous les thèmes balayés par François Coupry dans ses romans.

    On est fictionnaire ou on ne l’est pas. Pour FC, la question ne se pose même pas : Fiction, que diable ! Y compris dans l’observation du monde, et de sa marche bancale. Le paradoxe est un mode de déchiffrement. Et l’oxymore, comme on le sait, la marque de la postmodernité. Avec L’Agonie de Gutenberg on entre dans une dimension autre : celle de la filiation diariste couplée aux réseaux sociaux. Ce paradoxe-là – publier ce qui a déjà été publié, et peut-être oublié, perdu dans le grand trou noir du cyberespace – est une des forces de cette publication : le livre est mort, mais il bouge encore. L’internaute zappe, mais le lecteur engrange.

    L’Agonie de Gutenberg – titre terrible, terriblement contemporain, mais exempt de toute nostalgie – est à lire comme une fiction globale, dans notre monde (village) global. Les intitulés des pages 80-81 sont, à cet égard, assez significatifs : « L’Imaginaire précède l’existence » et « Quand la réalité embête la fiction ». Incorrigible François Coupry qui, sous couvert d’observation du monde, en revient à ses (merveilleux) démons – oui, nous nous répétons : Fiction, que diable !

    A lire sans modération.

    Christine Bini

  • Exposition : Au coeur des bleus camaïeu : Camille Claudel et lui en duo par Isabelle BENE

    l'augure des pawnee.jpg
    A
    u cœur des bleus camaïeu :

    Camille Claudel et lui en duo

    Une exposition d’Isabelle Béné

     

    Mairie du 8e arrondissement

    3 rue de Lisbonne 75008 Paris

    du 1er au 14 juin 2018

    (sculpture à gauche : l’augure des pawnee)

     

    Invitation au Vernissage

    le 31 mai 2018

    RSVP par mail à guilaine_depis@yahoo.com

    (sculpture à gauche : l'augure des pawnee)

     

    17h30 : remise de la médaille de chevalier dans l'Ordre national du Mérite à Isabelle Béné par Jean-Louis Chambon, Président du Prix Turgot

    et discours de Mme la Maire du 8ème Jeanne d’Hauteserre

    18h30 : inauguration & cocktail

    Contact presse : Guilaine Depis guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

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